Les priorités du Conseil Régional en matière d’énergie et de développement durable et les propositions du MEDEF pour orienter la transition énergétique au service de la croissance, de l’emploi et du développement durable

 

Comité Energie MEDEF 21 avril

Le Comité Énergie du MEDEF Rhône-Alpes, a réuni, jeudi 21 avril 2016, plus de 60 participants du secteur de l’énergie de la Région Auvergne Rhône-Alpes.

En introduction, Bernard GAUD, Président du MEDEF Rhône-Alpes, a déclaré que « la région Auvergne Rhône-Alpes est, dans le domaine de l’énergie, une région d’excellence dotée d’atouts naturels, économiques et culturels considérables ».

Éric FOURNIER, Vice-président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, délégué à l’environnement, au développement durable, à l’énergie et aux parcs naturels régionaux a souligné sa volonté de concilier économie et environnement. Pour cela, il souhaite massifier l’action publique pour valoriser les atouts des filières énergétiques d’excellence.

Jean-Claude CENNAC, Président du Comité Énergie a rappelé les 5 grandes propositions du MEDEF Rhône-Alpes pour une transition énergétique créatrice d’activités et d’emplois en Rhône-Alpes, en France et en Europe. Il a laissé la parole à différents membres du Comité Énergie pour illustrer chaque point :

1. Placer la compétitivité des entreprises au centre des décisions énergétiques

Pour Frédéric FRUCTUS, Directeur de la Plate-forme chimique OSIRIS : « le poids de l’énergie dans la chimie est très important et peut représenter jusqu’à 80% de nos dépenses. Nous sommes donc très impactés par le prix de l’énergie, il est donc important d’avoir accès à l’énergie à un prix compétitif. Les entreprises ne doivent pas supporter le coût de développement des énergies renouvelables ».

Bernard GAUD a rappelé que « le prix de l’énergie en Auvergne Rhône-Alpes constitue un avantage concurrentiel important que nous devons absolument maintenir ».

2. Valoriser les atouts des filières énergétiques d’excellence

« La région Auvergne Rhône-Alpes est une région d’expertise en hydraulique et en énergie renouvelable, c’est une région à énergie positive, elle exporte la moitié de sa production et celle-ci est 20 fois moins carbonée que tous les autres pays d’Europe. EDF investit chaque année plus de 2 milliards d’euros ce qui génère de fortes retombées au niveau local avec 40.000 emplois locaux créés dans la région. Le programme d’investissement complémentaire de 1,7 milliard d’euros sur 10 ans pour l’industrie nucléaire, renforce encore ces retombées locales » a déclaré Jacques LONGUET, Délégué Régional d’EDF. Il faut faire de ces atouts un avantage concurrentiel afin de rendre la région attractive à l’international.

3. Convertir les efforts de R&D en innovations industrielles

Pour Jérôme TEISSIER, PDG du Groupe BETRI et Vice-président du Comité Énergie,  « développement et innovation sont deux termes qui s’assemblent parfaitement ». Selon lui, la force de la région Auvergne Rhône-Alpes réside dans sa capacité d’innovation et de recherche avec une multitude de centres de recherches implantés sur tout le territoire ce qui constitue une richesse.

Cédric VISSAC, Délégué aux affaires publiques de la région Auvergne Rhône-Alpes, a précisé que pour ERDF, la création d’un campus régional, à Grenoble, dédié aux smart grids ou réseaux intelligents est une victoire. Côté transport d’électricité en courant continu, le Plan d’Investissement d’Avenir a permis la création de l’Institut de Transition Énergétique SuperGrid. « Déjà créateur d’emploi, SuperGrid fait émerger les technologies de demain, c’est un vrai moteur de croissance » a affirmé Hubert DE LA GRANDIERE, son nouveau Directeur Général. Pierre BECCAT, Directeur de l’IFP EN Lyon et Président du Pôle de compétitivité AXELERA, a insisté sur le fait que « la région Auvergne Rhône-Alpes bénéficie de centres de recherches très performants qui parviennent à de belles découvertes et innovations ; ce qui est ensuite créateur d’entreprises et d’emplois ».

Sur cette question d’innovation, Bernard GAUD a rappelé qu’il ne fallait pas négliger les efforts de R&D en lien avec les filières naissantes de notre écosystème, comme la déconstruction et le traitement des déchets, que nous devons construire collectivement.

4. Investir dans la sobriété et l’efficacité énergétique

François MARESCHAL, Secrétaire Général de la Fédération Française du Bâtiment en Rhône-Alpes constate que face à une potentialité de marché évaluée à 55 milliards d’euros en Auvergne Rhône-Alpes, la rénovation énergétique des bâtiments tarde à émerger. C’est pourtant un enjeu majeur de la transition énergétique et les entreprises rhône-alpines sont prêtes puisque Auvergne Rhône-Alpes est la première région de France en nombre d’entreprises labellisées RGE. Il apparait essentiel de continuer à accompagner la solvabilité de la demande sur ces marchés et d’éviter la mise en place d’obligations sèches de travaux. Il serait judicieux de porter un effort conséquent sur les copropriétés qui représentent 53% du parc de logement.

5. Privilégier la diversité et complémentarité du mix énergétique

Diversifié et complémentaire, le mix énergétique de 2020 doit s’appuyer sur un cadre réglementaire et administratif stable et des perspectives d’évolution des prix prévisibles.

Si toutes ces propositions sont mises en œuvres, la filière énergétique pourrait créer entre 15.000 et 20.000 emplois en Auvergne Rhône-Alpes d’ici à 2020.

Comité Energie MEDEF